Quatorze peignent pour le Quatorze Juillet par Angela Croome

Seyssel-sur-Rhône, le 15 juillet 1997

Quatorze artistes à l'aquarelle sont decendus sur cette petite ville dans la vallée du Haute Rhône pour une fête de la peinture qui dure 3 jours et qui se termine "le Quatorze" (le 14 juillet) - le jour national français qui tombe heureusement cette année, le lundi. Leur travail était d'achever deux peintures par jour de Seyssel et de ses alentours en vue de les exposer (et de les faire acheter) pendant le week-end de la fête. A part ça il n'y a aucune ressemblance entre les artistes.

Six d'entre eux sont venus de Genève, tous liés en quelque sort avec l'Association des Peintres de Carouge; trois étaient français, trois de Grande Bretagne et il y avait aussi deux americaines qui avaient voyagées d'assez loin - de Boston. Il y avait le même nombre d'hommes que de femmes parmi les artistes du groupe. Leur expérience était très variable, des gens qui peignaient seulement le dimanche aussi bien que des artistes de métier (mais cela n'avait aucune influence sur les ventes). Un certain nombre de femmes sont retournées à la peinture après le marriage et devaient s'organiser pour être en harmonie avec une vie active. D'autres membres du groupe enseignaient l'art. Seulement deux d'entre eux - Eric Durussel de Suisse et Paul Talbot-Greaves d'Angleterre, comptaient sur leurs peintures comme moyen d'existence. Il n'est pas surprenant qu'ils s'accommodaient facilement à la situation et n'avaient aucune difficulté à produire deux bonnes œuvres par jour. Les gens avec connaissance de la zone pouvaient en profiter. Les autres devaient faire leur reconnaissance, choisir leurs sujets et produire deux peintures en 6 heures (avec une pause de deux heures pour le déjeuner, au debut).

Seyssel, bien que d'origine ancienne, n'est pas, à première vue, une ville pittoresque. Sa principale charactéristique est, naturellement, le Rhone qui coule vite et qui est large, il coupe la ville en deux, tel que la moitié reste dans le Départment de l'Ain et l'autre moitié dans la Haute Savoie. Il y a deux ponts. Le pont moderne ressemble beaucoup à une sculpture moderne. Une jolie vieille église se trouve sur chaque rive du fleuve, l'une près du vieux pont avec un clocher et tout près sur la rive se trouve les halles avec des collonades, qui forment un ensemble de constructions. Des rues étroites montent la pente des deux rives avec plusieurs coins singuliers et panoramas curieux. La ville est entourée de champs de maïs, de vignobles jusqu'aux bois et crêtes de Colombier d'un côté et les rochers escarpés des Gorges de Fier de l'autre.

Plusieurs des adhérents s'attaquèrent à une grande variété de paysage le premier jour et, étant surchargé de details, ils n'avaient pas suffisament de temps. "J'avais besoin de 3 jours pour mon sujet, pas 3 heures," se lamentait Lisa Wuoti de Boston. Les réussites du premier jour étaient des vues limitées tel qu'une seule fenêtre avec des volets, le coin d'une rue avec des géraniums, une clairière avec des coquelicots au premier plan. Le groupe était plûtot restreint dans leur choix de sujets les plus banales: église, fleuve et ponts. Geoffrey May, un anglais qui demeure à Genève, évita les dangers d'une étendue détaillée en exaggérant vers la peinture abstraite avec un mélange de vifs carrés de couleurs irréels - le violet, le pourpre, le vert electrique, le bleu royal. Paul Talbot-Greaves aborda la vue de la rive - du pont, de l'église et du fleuve comme une scène lumineuse de nuit. Le chef des peintres d'aquarelles de Genève, Jacques Tornare, présenta plusieurs peintures bien achevées de la ville principale dans la tradition soi-disant des aquarelles de Cotman et de Crome. Est-ce le résultat d'une 'greffe' ou, singulièrement, une tradition semblable aux deux pays? Ces œuvres auraient été parfaitement locales chez eux dans une exposition du mi-dixneuvièrme siècle, par exemple, à Norwich - un centre pour tant de peintres d'aquarelles anglais.

Sans doute les peintres qui ne sont pas habitués à travailler sur le terrain au grand air ont profité d'avantage des Journées de Peinture de Seyssel. Ils devaient s'adapter à choisir un sujet convenable et peindre sur lieu sans l'aide d'un atelier et dans un éspace de temps limité. Quelques'uns devaient faire face à un tas de spectateurs. La discipline peut servir de tremplin ainsi que de limitation - et le cas était ainsi pour les gens enregistrés à ce groupe.

Il n'y avait pas de prix, seulement des ventes. Mais on ne pouvait pas cacher le facteur humain de la concurrence. Pour quelques participants cela paralisait au lieu de stimuler, en tout cas pour commencer. "Mais nous n'avons pas parcouru la moitié du monde pour nous humilier" affirmaient les dames du Nouveau Monde.

'Les Journées de Peintures' a été inauguré en 1996, la conception de Jacques Vion, proprietaire du principal hotel de Seyssel, l'Hotel du Rhône qui se trouve sur la rive gauche. Cela a été une formule simple: 12 à 14 artistes (élus par recommandation personelle) étaient invités à passer 3 jours à l' hotel pendant qu'ils faisaient quelques 6 peintures de leurs environs pour les exposer le jour de la Bastille le long de la promenade hors de leur hotel quand les gens arrivaient en foule dans Seyssel pour les festivités. Le montant des ventes était divisé 50-50 entre les artistes et la société de parrainage. Chambres et pension étaient gratuits - la nourriture à l'Hotel du Rhône notamment était fabuleuse. Quand on avait demandé à une nouvelle-venue de l'année comment elle se sentait au bout du troisième jour, Mary Jane Orley de Divonne, répondit sans hesiter - "Je suis soulagée que tout soit terminé". Surement ce n'étaient pas des vacances en plein soleil. Mais malgré certaines réserves et avec plusieurs conseils d'amélioration pour l'organisation du projet, à l'unanimité: "À ne pas manquer pour rien du monde". Tout le monde était d'accord d'avoir beaucoup appris, et surtout des uns aux autres. Les participants se mettèrent à traduire 'les Journées de la Peinture' dans l'encadrement de leurs propres pays.

Il y a, en effet, l'espérance d'introduire l'idée dans d'autres pays, d'autres endroits.

Vive Les Journées de la Peinture!
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Angela Croome avec Bob Quinlan (amateur de l'art, un américain qui s'est retiré dans une maison près de Seyssel) sont occupés avec 'Les Journées de la Peinture" depuis son commencement en 1991. Elle est une très active Mandataire Executive du Syndicat Artistique de Edna Lumb (ELAT) qui finance et qui gère le Prix Annuel de Voyage de Edna Lumb pour les étudiants d'art à l'université Metropolitain de Leeds - le successeur du fameux Collège d'Art de Leeds oû Edna Lumb s'est formée.

Pour plus de renseignements sur Edna Lumb, son travail et sa longue liaison avec Saddleworth - òu se trouve une majeure partie de ses peintures comprenant des études d'usines de coton locaux - prière de consulter: www.lumbscape.org.uk.